FO PROPOSE AUX AUTRES SYNDICATS UNE JOURNÉE DE GRÈVE FRANCHE SUR LES RETRAITES
Le leader de la confédération, Jean-Claude Mailly, a interpellé mercredi ses homologues pour lancer un appel commun «sur des revendications et des modalités d’action claires et déterminées», «facteur d’espoir et de force pour les salariés».
Suivant la résolution adoptée la semaine dernière par le Comité confédéral national (CCN) de FO, le Secrétaire général de la centrale, Jean-Claude Mailly, s’est adressé hier à ses homologues pour leur proposer de lancer un appel commun, «au moment opportun», à 24 heures de grève interprofessionnelle axée sur la défense des retraites. «Réussie, une telle initiative placerait le gouvernement dans une situation délicate: ne pas répondre aux attentes alors que le pays aurait été “bloqué” pendant 24 heures serait, pour lui, prendre un risque important», écrit-il, dans un courrier envoyé mercredi à chacun des «secrétaires généraux et présidents de confédérations syndicales».
Le leader de FO considère en effet que cette «initiative lancée solennellement» par l’ensemble des syndicats serait «facteur d’espoir et de force pour les salariés», en soulignant que «l’unité d’action sur des revendications et des modalités d’action claires et déterminées est une des conditions importantes de la réussite» (…) compte tenu des expériences passées». Car, rappelle-t-il, les «manifestations à répétition ne sont pas un gage d’efficacité, y compris quand le 19 mars 2009 trois millions de manifestants étaient descendu dans les rues».
Sur les revendications, il réaffirme que FO est «fermement» opposée «à tout allongement de la durée du travail quelle qu’en soit la forme (allongement de la durée de cotisation et/ou report du droit au départ à 60 ans)» et «à une remise en cause du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires» dans la mesure où «la question des retraites est une question de financement qui doit être traitée en tant que telle par la recherche et l’obtention de recettes nouvelles». Pour Jean Claude Mailly, «une victoire sur ce dossier serait porteuse pour le mouvement syndical et l’ensemble des travailleurs».