UNE RÉFORME FISCALE INDISPENSABLE POUR FINANCER LES BESOINS DE LA RÉPUBLIQUE SOCIALE
Alors que le rapport de Pierre Jamet a démontré cette semaine que le transfert de l’Etat aux Conseils généraux du versement aux ayants droit de différentes prestations sociales n’était pas intégralement compensé (et pèse donc de façon injustifiée sur les finances départementales), le rapport de Gilles Carrez en conclut que les lois votées en matière sociale seraient trop couteuses et doivent être réduites !
Pour FO, des droits des salariés et des plus démunis ne peuvent être supprimés au motif que le gouvernement refuse de se doter des ressources et des recettes fiscales pour financer les lois de la République.
Ces deux rapports ne font que justifier la mise en place d’une réforme fiscale d’envergure, comme le revendique FO, afin de pouvoir lutter contre les inégalités, financer les services publics et les prestations sociales et assurer les moyens aux finances publiques (de l’Etat ou des collectivités) pour la mise en œuvre des politiques publiques.
La CGT-FO dénonce à nouveau cette pédagogie de l’angoisse orchestrée dans le cadre de la « conférence sur les déficits publics » et de ses différents rapports stigmatisant la dette publique.
Une réforme fiscale, juste, égalitaire, redistributive, permettant plus de progressivité, s’impose afin de permettre aux services publics des trois versants de la Fonction Publique de répondre aux besoins de la République sociale.
En l’occurrence, il ne s’agit donc pas d’affirmer que « les lois votées en matière sociale sont au-dessus de nos moyens » mais bien qu’il faut « se donner les moyens de mettre en œuvre les lois votées en matière sociale ».