Hier, le syndicat Force ouvrière accueillait à Mende René Sanchez, secrétaire général adjoint de FO
pénitentiaire accompagné de Philippe Asencio, délégué régional. Une visite de l'établissement et une rencontre avec le directeur étaient au programme de la délégation comprenant aussi Michel Guiral, le secrétaire fédéral, Philippe Torres, Thierry Brunet, Jean-Pierre Vieilledent et Jean-Luc Chaptal de FO pénitentiaire loca le. « Nous sommes très inquiets d'une possible fermeture, explique René Sanchez. Nous sommes donc venus constater sur place l'état d e l'établissement et, ainsi, relayer l'information à Paris. » Une première liste d'établissements à fermer, dans le cadre de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) aurait circulé. 83 prisons, dont celles de Mende, étaient concernées
une deuxième liste réduisait ce nombre à 60, Mende était toujours dedans, croient savoir les syndicalistes. Rien n'est pour l'instant officiel. « Certains ferment mais avec construction à proximité comme Pau, d'autres ne ferment plus comme Carcassonne, reprend René Sanchez. Le ministère s'appuie sur l'état de vétusté, la dignité des conditions de détention, et 108 règles européennes. Pour nous, Mende n'entre pas dans ces critères. » Les gardiens locaux de confirmer, chiffres des récents travaux à l'appui : 20 000 € pour des cellules arrivants, 340 000 € pour la réfection des murs extérieurs, 65 000 € programmés cette année, 70 000 € pour de l'interphonie (avec un budget de fonctionnement de 274 000 €). « L'établissement est bien entretenu, en plus il est à taille humaine. On connaît tous les écroués. » FO souhaite soutenir les personnels, tous bien installés en Lozère. Il propose que l'établissement change de destination : semi-ouvert, courtes peines... « Les solutions sont nombreuses. Mais attention, si l'annonce se confirme, le mouvement social sera très dur » , prévient la délégation.