«L’AUTORITÉ DE L’ÉCOLE EST D’ABORD SAPÉE PAR LES CONTRE-RÉFORMES»
Le syndicat National Force ouvrière des Lycées et Collèges dénonce les mesures présentées mardi par le
président de la République et qui prennent «les problèmes à l’envers».
président de la République et qui prennent «les problèmes à l’envers». Arsenic et vieilles dentelles. À l’occasion d’un récent déplacement en banlieue sur la sécurité, le président Nicolas Sarkozy a annoncé mardi des mesures censées «protéger les établissements scolaires de la violence». Le gouvernement, a-t-il dit, proposera aux 53 chefs d'établissements scolaires «particulièrement sensibles» d'installer un «bureau» destiné à un policier ou un gendarme. Un agent «référent» à qu'il reviendrait de «recevoir les jeunes tentés par les chemins de la délinquance» et d'«écouter les enseignants qui peuvent avoir peur de tel ou tel», a précisé encore le Chef de l’État.
Le Président a également ressorti l’idée de la suspension «systématique» des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire «injustifié et répétitif». Une proposition de loi en ce sens est prête et sera déposée la semaine prochaine au Parlement. Sur cette perspective, les inspecteurs d'Académie (IA) sont sceptiques, sinon hostiles. Ils savent de quoi ils parlent en tant que garants de l'obligation scolaire placés cœur d’un dispositif similaire dont l’objectif est de convaincre les familles de surveiller étroitement la scolarité de leurs enfants. Avec l’expérience, la plupart des IA jugent en effet que supprimer ce type de ressources n’est aucunement une solution-miracle, vu que la majorité des foyers concernés sont souvent des familles en très grandes difficultés sociales. Le remède est alors pire que le mal, comme le montre la politique appliquée depuis des années en Angleterre. Selon des chiffres publiés en octobre 2009 outre-Manche, jamais le taux d’absentéisme scolaire n’a été aussi élevé dans le pays depuis sa mise en œuvre depuis 1994 (1,03% en 2008, contre 0,97% en 2007).
«On prend là les problèmes à l’envers. On lance des solutions à l’emporte-pièce», sans s’interroger« sur l’origine du mal que vivent les personnels et les élèves de ces établissements scolaires», s’étrangle Patrick Fusy du Syndicat National Force ouvrière des Lycées et Collèges. Pour lui, les causes des «désordres et du sabotage de l’autorité de l’école trouvent sans doute leurs sources dans le bilan sans appel» de la politique gouvernementale d’encadrement budgétaire de l’Éducation nationale. Le délégué FO cite notamment la «suppression systématique de postes visant toutes les catégories d’emplois, y compris les personnels médicaux, sociaux» mais aussi «le démantèlement de l’enseignement spécialisé des classes d’accueil, de perfectionnement, et d’insertion», «sans compter les contre-réformes en cours qui ont toutes pour conséquence de dévaloriser l’école».
Le Président a également ressorti l’idée de la suspension «systématique» des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire «injustifié et répétitif». Une proposition de loi en ce sens est prête et sera déposée la semaine prochaine au Parlement. Sur cette perspective, les inspecteurs d'Académie (IA) sont sceptiques, sinon hostiles. Ils savent de quoi ils parlent en tant que garants de l'obligation scolaire placés cœur d’un dispositif similaire dont l’objectif est de convaincre les familles de surveiller étroitement la scolarité de leurs enfants. Avec l’expérience, la plupart des IA jugent en effet que supprimer ce type de ressources n’est aucunement une solution-miracle, vu que la majorité des foyers concernés sont souvent des familles en très grandes difficultés sociales. Le remède est alors pire que le mal, comme le montre la politique appliquée depuis des années en Angleterre. Selon des chiffres publiés en octobre 2009 outre-Manche, jamais le taux d’absentéisme scolaire n’a été aussi élevé dans le pays depuis sa mise en œuvre depuis 1994 (1,03% en 2008, contre 0,97% en 2007).
«On prend là les problèmes à l’envers. On lance des solutions à l’emporte-pièce», sans s’interroger« sur l’origine du mal que vivent les personnels et les élèves de ces établissements scolaires», s’étrangle Patrick Fusy du Syndicat National Force ouvrière des Lycées et Collèges. Pour lui, les causes des «désordres et du sabotage de l’autorité de l’école trouvent sans doute leurs sources dans le bilan sans appel» de la politique gouvernementale d’encadrement budgétaire de l’Éducation nationale. Le délégué FO cite notamment la «suppression systématique de postes visant toutes les catégories d’emplois, y compris les personnels médicaux, sociaux» mais aussi «le démantèlement de l’enseignement spécialisé des classes d’accueil, de perfectionnement, et d’insertion», «sans compter les contre-réformes en cours qui ont toutes pour conséquence de dévaloriser l’école».
Publicité