Sortir de l'austérité économique

Publié le par FO Nogent

Les déclarations à la télévision du président de la République ont confirmé, sans le dire explicitement, que l'austérité continuerait à être la ligne de conduite du gouvernement en matière de politique économique et sociale.

Le retour dans les clous du pacte de stabilité et de croissance (3% de déficit budgétaire en 2013 contre 7,7% actuellement) se ferait donc, non pas en augmentant les recettes par un soutien à l'activité économique et une grande réforme fiscale, mais en diminuant les dépenses publiques et sociales. Ce qui est notamment l'objet de la contre-réforme des retraites dont nous continuerons à demander l'abrogation.

Ce qui se traduit également par une réduction des moyens des budgets publics, source de pertes d'emplois et de remise en cause du service public républicain.

Les délégués présents à la journée de rencontre, le 16 novembre, des trois fonctions publiques ont ainsi largement confirmé les méfaits économiques, sociaux et républicains de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

Dans ces conditions, comment croire à une diminution importante du chômage par des créations d'emplois?

Comment croire également que la question essentielle de la dépendance sera traitée, comme nous le demandons, dans le cadre de la Sécurité sociale et non en favorisant un marché captif aux assureurs privés?

Si les pouvoirs publics ne se donnent pas les moyens, en France comme en Europe, de sortir de l'austérité économique tout en réglementant les marchés financiers et en réorientant les modalités de la construction européenne, alors non seulement la crise est loin d'être terminée, mais elle peut s'aggraver à tout moment.

Il ne s'agit pas pour Force Ouvrière de jouer les oiseaux de mauvais augure, mais de la même manière que nous avions annoncé en 2007 une crise imminente, nous tirons à nouveau la sonnette d'alarme.

C'est aussi pourquoi, bien entendu, nous garderons notre entière liberté de comportement, ce qui confirme que nous n'intégrons pas «l'intersyndicale» et le rôle accompagnateur de la CFDT et de la CGT.

Nous développerons nos positions et revendications. C'est ce que nous avons fait lors d'une première rencontre avec le ministère du Travail. C'est ce que nous ferons cette semaine lors d'une rencontre avec le patronat.

Nous y parlerons notamment d'emploi des jeunes, de paritarisme, de salaires, de valeur ajoutée et d'assurance chômage.

Tenir nos positions est essentiel, car c'est en résistant et en revendiquant qu'on va de l'avant.

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