Quelques buzz ou chambards médiatiques

Publié le par FO Nogent

L'année 2011 commence notamment avec le lancement de quelques buzz ou chambards médiatiques dont l'objet est avant tout de faire parler de soi «The medium is the message», comme disait en son temps McLuhan.

C'est le cas pour Manuel Valls sur les 35 heures.

C'est le cas pour Jean-François Copé, qui se dépêche de faire savoir aux médias qu'il a écrit aux syndicats pour parler du social alors que nous n'avons pas encore reçu de lettre.

C'est aussi le cas pour Bernard Thibault, qui a décidé (quel acte contestataire!) de bouder la séance traditionnelle et protocolaire de vœux du président de la République.

Comme j'ai eu l'occasion de l'indiquer, nous aurions préféré une confédération CGT plus incisive quand il le fallait, au moment des retraites.

Comme le faisait remarquer avec quelque ironie un commentateur: «et pourtant Bernard Thibault est celui qui apparemment avait les meilleures relations avec le président de la République ces dernières années». Il est vrai que M. Soubie a depuis quitté officiellement l'Élysée.

Tout le monde comprend bien que c'est aussi la campagne électorale présidentielle qui démarre.

Précisons tout de suite que Force Ouvrière, conformément à ses principes et sa pratique, ne s'y impliquera pas. Mais nous continuerons bien entendu à faire connaître nos positions et revendications et à agir si nécessaire. Pendant toute campagne, les revendications continuent.

Même si la croissance économique redevient positive, la situation n'est guère brillante, c'est le moins qu'on puisse dire.

Tensions sur le pouvoir d'achat, 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, remise en cause des services publics, attaques contre les régimes de protection sociale collective: tous les éléments d'une politique d'austérité, dans la droite ligne du capitalisme libéral, sont là, en France comme en Europe.

Dans un tel contexte, il est essentiel que nous gardions le cap, notre détermination et nos exigences. La question des salaires est, de ce point de vue, essentielle, dans le public comme dans le privé. C'est une question de nécessité, de justice et d'efficacité économique.

Dans le privé, tout ce qui sera obtenu n'ira pas dans le portefeuille des actionnaires ou propriétaires.

Dans le public, c'est autant de coups portés à l'austérité budgétaire.

Salaires, services publics, développement industriel, protection sociale collective, droits sociaux et emploi sont des objectifs indissociables.

C'est notre ligne de conduite dans les négociations comme dans l'action et la syndicalisation.

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