À quand un remaniement de la politique de rigueur?

Publié le par FO Nogent

Pour FO, la constitution d’un nouveau gouvernement ne changera rien s’il n’y a pas d’inflexion dans les choix économiques et sociaux.

«Il n'y a pas un changement de fond, il n'y a pas de rupture» Voilà comment le secrétaire général de FO a accueilli le changement dans la continuité du gouvernement annoncé dimanche soir sur le perron de l'Elysée.

Reconduit dans ses fonctions, le Premier ministre, François Fillon, a bien assuré que ses priorités iraient à la croissance et à l'emploi. Sauf que, fait remarquer FO, l'exécutif ne semble pas vouloir abandonner sa politique d'austérité qui a déjà conduit à la réduction massive des dépenses publiques, via, entre autres, la RGPP ainsi que celle des dépenses sociales, en particulier à travers le vote à la hâte d'une loi sur les retraites «socialement injuste mais aussi inefficace économiquement». À ce propos, Jean-Claude Mailly a réaffirmé que le dossier des retraites n'était pas clos, avant d'indiquer que son organisation ne cesserait pas dénoncer et d'exiger l'abrogation de cette contre-réforme, dont les raisons restent liées aux marchés financiers.

Après la validation du texte de loi par le Conseil Constitutionnel et sa promulgation dans la foulée par le président de la République, la confédération avait prévenu mercredi que «l'esprit de résistance et de reconquête acquis par les salariés pendant cette bataille et qui s'est installé pendant ces derniers mois renforce (sa) détermination à ne pas accepter cette réforme et à continuer à demander son abrogation».

Pour le reste, selon FO, une véritable stratégie de croissance doit nécessairement passer par une augmentation des salaires et des minima sociaux mais aussi par une réforme fiscale «juste et redistributive». Et d'aller à contre-courant des politiques de rigueur suivies jusque-là.

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